Des p’tits trous…

« Il suffit de creuser »… non pas sa tombe mais au contraire un simple trou pour ôter la couche superficielle du sol et ainsi permettre à l’eau de pénétrer les différentes couches. Reverdir l’Afrique et ainsi refroidir la planète. Telle est la très ambitieuse mission de l’ONG néerlandaise Justdiggit.

 

Nul besoin d’insister sur le fait que nous sommes en train de traverser une crise climatique dont l’ampleur et la durée pourraient tout simplement conduire l’humanité au bord du gouffre, du chaos. La théorie collapsologique (effondrement en bon français) ne parait plus aussi farfelue. Les récentes inondations en Allemagne et en Belgique ou encore les terribles incendies en Grèce sont des preuves incontestables du dérèglement et viennent définitivement contredire les derniers climatosceptiques.

 

Avec le projet pharaonique de grande muraille verte, voici un autre levier d’action très intéressant à aborder. L’ONG susnommée propose d’agir non loin du berceau de l’humanité, plus précisément au Kenya, où nous pourrions avoir – potentiellement – le plus d’impact.

Selon l’association, l’effet d’entraînement du reverdissement de terres défrichées en Afrique de la part de millions d’agriculteurs de subsistance profitera à la fois à la nature, à la biodiversité et aux populations locales et du monde entier.

Pour cela, ses membres mettent en avant un procédé simpliste : creuser des trous dans le sol, des mini cuvettes garantissant une meilleure infiltration de l’eau dans les couches inférieures du sol et ce, même sur les terrains les plus arides. Une solution « inspirée de la nature (…) peu couteuse, rentable et aux effets durables (…) » qui permettrait d’atténuer fortement le réchauffement de la planète, de l’ordre de 37 % selon l’ONG (selon des études menées par The Nature Conservancy).

 

Autre technique d’agroforesterie utilisée par Justdoggit : le « Kisiki Hai » (souche vivante en swahili) qui vise à aider les nouvelles pousses émergeant naturellement à grandir.

D’autre part, 6 banques de graines ont été constituées pour que les femmes Maasai notamment puissent cultiver, récolter et vendre herbes et semences.

Enfin, l’ONG sensibilise les agriculteurs aux dangers liés au surpâturage des prairies et des bois, ainsi qu’à l’utilisation de lignes de pierre afin de capter l’eau de pluie qui s’écoule en aval.

Cette dernière affiche aujourd’hui un joli bilan : depuis 2013, elle aurait lancé la restauration de 60.000 hectares de terres, planté 6,3 millions d’arbres et creusé 150 000 digues d’eau semi circulaires. Elle estime à 300 millions le nombre de personnes impactées.

Espérons que ce genre d’initiatives d’envergure va faire des petits, que fleurirons rapidement d’autres associations à l’échelon local et ce, sur l’ensemble de la planète. Car, partout, l’urgence est là et l’agroforesterie (éventuellement associée à la permaculture) apparait comme un remède clé.

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