30
Oct

Comment rouler à vélo cet hiver ?

En rentrant du boulot hier soir, assis bien au chaud dans mon tank, j’ai croisé quelques cyclistes courageux qui bravaient le froid et en bavaient un peu. A dire vrai, je n’ai pas culpabilisé longtemps : pour ma défense, je fais du co-voiturage et près de 80km par jour. Pas infaisable en vélo, mais il faut investir dans un tandem et ça risque de sentir le petit poney à l’imprimerie : bref, l’idée est à exclure, comprenez qu’il en va tout de même de l’image de l’entreprise. [trouver un bon argument pour l’intro]

Il n’en reste pas moins que je me suis posé la question de savoir si les lecteurs de l’éco-blog pouvaient utiliser leur vélo l’hiver pour aller au travail, dans quelles conditions, et comment ils allaient affronter la nuit, le froid, la pluie, la neige, et le verglas, sans que cela entache leur motivation ?

Les vêtements du cycliste hivernal

  • Un bonnet ou un passe montagne : sachant que 20% de la chaleur corporelle s’échappe par la tête et que 20% s’échappe par le coup, c’est un accessoire idéal et peu encombrant pour rester au chaud – voir le schéma des différents points d’échanges thermiques du corps humain. Une paire de gants ou des mitaines sont à privilégier par rapport à des moufles, pour être plus libre de ses mouvements en cas de freinage.
  • Plusieurs épaisseurs : mieux vaut privilégier plusieurs couches de vêtements (t-shirt, polaire, veste) pour contrer le froid que d’enfiler une grosse doudoune. Le pouvoir isolant de l’air contenu entre chaque couche est bien connu, et si on retrouve ce principe dans la construction pour les fenêtres double vitrages par exemple : ce n’est pas par hasard, c’est parce que ça fonctionne.
  • Un sac à dos : quand on fait du sport l’hiver, il convient d’adopter le mode « pelure d’oignon », qui consiste à s’effeuiller au fur et à mesure que le corps se réchauffe pour éviter d’être trempé de transpiration, et plus vulnérable face au froid. En cela, un sac à dos sera utile pour ajouter ou enlever une épaisseur.
  • Un fuseau : à enfiler sous un pantalon pour rester glam-chic [ndr : faut que j’arrête de piquer le Elle de ma femme].
  • Un coupe-vent imperméable.
  • Des chaussures imperméables : certains utilisent des bottes de l’armée type Rangers, mais une paire de chaussures de rando et des couvre-chaussures guêtres font aussi l’affaire.
  • Des lunettes : en cas de vents ou de neige, des lunettes ou un masque peuvent s’avérer utiles.

L’équipement du cycliste hivernal

  • Le vélo : pas la peine de prendre un modèle haut de gamme, privilégiez un vélo de montagne, mais une bicyclette toute simple fera l’affaire. Quel que soit l’engin, il va souffrir des conditions climatiques (et du sel), d’autant qu’il vaut mieux le laisser dehors toute la saison pour éviter que les pièces ne se contractent ou de se dilatent en fonction des écarts de température… et ne s’usent plus rapidement au final.
  • Les roues : minces ou larges, des pneus classiques peuvent être utilisés. Il est cependant recommandé de les sous-gonfler et de réduire la pression d’air par rapport à l’indication figurant sur les flancs, afin d’obtenir une portée plus importante. Les pneus cloutés peuvent également être utilisés, mais ils réduiront la vitesse et seront plus bruyants sur chaussée sèche.
  • Le garde-boue : pour avoir déjà pratiqué le vélo en hiver dans la neige sur des trajets domicile-travail, je peux affirmer que le garde-bout arrière est indispensable… sinon vous risquez de voir vos collègues se marrer pendant des heures avant de remarquer la grosse trace de boue qui vous colle aux fesses.
  • Les freins : il est conseillé de les graisser régulièrement les câbles pour éviter qu’ils ne gèlent.
  • L’entretien : Découvrez cet article pour – Entretenir son vélo en 8 leçons.

Accessoires de sécurité indispensables

  • Un casque : on est jamais à l’abris d’une mauvaise chute. Été comme hiver, mieux vaut porter un casque.
  • Un éclairage suffisant : En matière d’éclairage, il existe une réglementation qui impose une catadioptre blanche à l’avant, rouge à l’arrière, et orange sur les roues et pédales. Mais pour bien voir et être vu en pleine nuit, des feux sont nécessaires. Un système dynamo est suffisant. Fixe ou amovible, le type de feux conseillé est dit de position : les lampes clignotantes de type Reelight ne sont pour l’heure pas homologuées – voir le dossier spécial éclairage de la fédération des usagers de la bicyclette.
  • Un gilet réfléchissant : à privilégier, tout comme les vêtements clairs. Il existe également des brassards réfléchissants. Une astuce des cyclistes amateurs consiste à enrouler un brassard autour de la cheville droite pour éviter que leur pantalon ne se salisse au contact de la chaîne.

La conduite à vélo en hiver

  • L’allure : la vitesse est réduite l’hiver pour anticiper les pièges de la route (feuilles, plaques de verglas…). On changera ainsi moins souvent de vitesse.
  • Les changements de direction : il est toujours possible de mettre pieds à terre pour traverser une intersection, franchir une voie particulièrement enneigée ou opérer un virage délicat. Tout changement de direction doit s’opérer en douceur, mieux vaut tourner le guidon que de se pencher et risquer le dérapage.
  • Le freinage : comme en voiture, bloquer les freins sur une surface gelée entraîne une glissade. En cas de freinage d’urgence, il est conseillé de mettre un pied à terre (talon en premier) pour garder un certain équilibre et pouvoir dés-enfourcher au besoin.
  • Trouver sa place dans le trafic : quand la chaussée est enneigée, les bas côtés sont souvent recouverts de neige et la place sur la chaussée s’en trouve réduite. Malgré tout, des voitures peuvent vous dépasser. Pour garantir un écart entre ces véhicules et vous, il est recommandé d’installer un dispositif « écarteur de danger » : il s’agit d’un  bras de couleur orangée sur lequel sont fixés 2 catadioptres, un rouge et un blanc. Ce système donne visuellement du «volume» au cycliste.

DIY : transformer un pneu de vélo en pneu d’hiver

Avant de découvrir ce tutoriel système D, je tiens à préciser qu’il n’est possible à réaliser que sur un vélo équipé de freins sur moyeu (à disque par exemple). Ne tentez pas l’expérience avec un système de freins sur jante (étriers), cela pourrait vous valoir une bonne gamelle.

Vous voilà maintenant prêt pour tenter l’expérience, mais peut-être êtes vous déjà adepte du vélo en hiver ???

 

Inspiration : jpmartin – servicevie – velorizontal – Images : Christophe Verdier – lapistecyclable – inoneear

2 commentaires

  1. Véronique Arseneau dit :

    Bel article!
    J’habite de l’autre côté de l’Atlantique, au Québec, où l’hiver est souvent rigoureux, et ici aussi, le vélo d’hiver est en plein essor. ENvironnement JEUnesse, l’organisme pour lequel je travaille vient d’ailleurs de lancer des outils permettant de s’initier au vélo 4 saisons. Je vous invite à visiter le 2roues4saisons.org pour essayer l’application web interactive, consulter la page wiki ou encore visionner la première capsule vidéo d’une série de trois!
    Bon hiver à deux roues!

  2. chasseapnee dit :

    Pourtant un peu écolo dans l’ame, comme tout le monde, je tires mon chapeau a ceux qui s’y mettent …. et qui continuent.

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