5
Jan

Pourquoi avons-nous peur de la nature ?

peur-nature
Si vous aimez tondre la pelouse et avoir un beau gazon, ce livre vous aidera à comprendre ce qui motive vraiment cette passion.

J’avais des a priori sur les bibliothèques des magasins Bio, des lieux enclins aux dérives sectaires où la manipulation mentale est légion*. Si j’ai sauté le pas c’est que mon esprit est peut-être déjà en péril… qui sait ?

Après avoir visité le rayon bières, je me suis approché dangereusement d’une de ces étagères bien propres où dorment quelques ouvrages aux titres évocateurs.

(*) : Attention, second degré !

Pourquoi ce bouquin et pas un autre ?

«La peur de la nature : au plus profond de notre inconscient, les vraies causes de la destruction de la nature».

Au travers de ce titre, j’ai senti que l’auteur s’adressait à moi (du moins au public auquel je peux être assimilé); nous qui cherchons pourtant à préserver cette nature. Mais alors, pourquoi en aurions-nous peur ?

Dans son livre, François Terrasson nous fait découvrir le vrai sens du mot nature, celui que nous refoulons inconsciemment (ou pas), celui que nous cachons mais qui révèle pourtant notre propre nature, humaine.

Réapprendre la définition du mot nature

Pour l’auteur, «La Nature, c’est ce qui existe en dehors de toute action de la part de l’homme, ce qui ne dépend pas de notre volonté.»

En fervents protecteurs de la nature, on acquiesce, mais bien vite F.Terrasson nous pousse dans nos retranchements :

  • Aimez-vous vraiment la nature ? Toute la nature ? Le gluant, le griffu, le velu, le vaseux, l’organique ?
  • Quelles sont les vraies causes de la destruction de la nature ?
  • Est-ce que vous ne prenez pas part sans le vouloir, sans le savoir à son anéantissement ? D’ailleurs, qu’elle est votre définition de la nature ?
  • Est-ce ce que certains comportements visant à protéger l’environnement n’ont en vérité pas un impact contraire ? Comme si, trop occupés à sauver les meubles, on ne songeait pas à sauver la maison.

Les premiers chapitres répondent à ces questions, à l’affirmation «Protéger c’est détruire» et nous montrent ce qui conditionne vraiment la destruction de notre milieu : la peur.

Lutter et anéantir ce qui nous fait peur, ou alors…

C’est donc la peur qui nous entraine sur cette fausse piste que nous suivons depuis l’enfance. Car c’est dès l’enfance que notre perception de la nature est déformée, au travers de la symbolique, des comptes, des meurs et de la vision manichéenne que nous propose impose la société.

La peur d’être confronté à quelque chose que nous ne pouvons maîtriser pleinement, à ce qui nous échappe, à ce qu’on ne comprend pas, qui nous déboussole. Alors pour lutter on se crée des repères, comme dans ces réserves naturelles si bien aménagées, fléchées et balisées qu’on ne peut s’y perde, découvrir la vraie nature, ou plus simplement s’y découvrir.

L’auteur nous montre l’efficacité de la notion d’opposition (bien et mal) dans la pensée, notion qui influence notre rapport à la nature.

… apprivoiser ses peurs

François Terrasson nous invite à quitter le confort rassurant de nos foyers, de nos rues éclairées et de vivre une expérience intéressante d’un point de vu émotionnel : aller au contact de la vraie nature, seul, de nuit, et nous confronter à nos peurs les plus viscérales.

Puisque nous ne pouvons décider du jour ou de la nuit (ce cycle étant naturel) et que nous redoutons la nuit, c’est là que se trouve la nature la plus sauvage, celle qui révèle nos peurs de ne pas tout contrôler. Nous perdons pieds, tous les repères du monde des hommes sont perdus, ici commence la nature et ce qu’elle a à nous révéler sur elle, sur nous-même et sur nos peurs.

Il ne s’agit plus d’opposition mais de confrontation.

De la théorie à la pratique

Petit, j’avais une sainte frousse du noir. Je me souviens d’une expérience assez troublante où un soir d’été j’étais resté coincé à l’extérieur, seul sans mes parents pendant plusieurs minutes. Je crois que je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie car dans l’obscurité, il est des choses qu’on ne voit pas en plein jour.

Il faut croire que j’ai un petit côté masochiste, mais à la lecture de ce livre, je renouvellerais bien l’expérience.

A défaut de vous emmener avec moi (puisqu’il faut être seul), j’espère au moins vous avoir donné envie de découvrir ce livre ou son auteur, et si vous l’avez déjà lu, n’hésitez-pas à nous faire partager vos impressions.

(@Julien, je te le prête quand tu veux!)


Un commentaire

  1. Ludivine dit :

    Moi je n’ai jamais osé les livres dans les magasins bio … mais je le note, là bon j’ai fait ma liste de livre de fille (la honte quoi) donc pour la prochaine !

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