21
Jan

Interview : Tom Tirabosco

A l’occasion de la préparation du Festival Voix de Fête, j’ai eu le plaisir de travailler avec Tom Tirabosco, un personnage engagé… interview :

– Bonjour, qui es-tu et d’où viens tu ?

Tom Tirabosco : Dessinateur, auteur de bandes dessinées et de livres jeunesse basé à Genève. Je travaille également pour la presse suisse et française et on peut voir mes dessins régulièrement dans le Temps et La revue durable. Je suis né à Rome d’un père italien et d’une mère suisse.

– Quel est ton rapport à la nature / l’environnement ?

Tom Tirabosco : J’ai très tôt été sensible à la nature en général. J’ai grandi dans un village de la région Genevoise et j’ai eu la chance de passer pas mal de temps à m’ennuyer dans un carré d’herbe.

Plus tard, à l’adolescence, j’ai organisé des camps de vacances WWF où l’observation de la nature était le centre des activités proposées aux participants.
J’ai également fait mes premiers dessins publiés pour le Panda Club. J’adore dessiner les animaux, ils m’ont toujours inspirés. Et aujourd’hui je suis plus le dessinateur des arbres et des montagnes que des bagnoles.

Je suis incapable de dessiner une course poursuite de voitures dans les rues de New York. Par contre des ambiances de forêts tortueuses, j’adore…

Mon rapport à la nature passe par une capacité à m’émerveiller devant ses formes et sa beauté et cette faculté remonte à l’enfance justement.
Presque tout est beau dans la nature. Je suis toujours surpris quand certaines personnes ne réussissent pas à vibrer face aux beautés de la nature. Malheureusement, il semble que nos contemporains soient plus fascinés par les nouvelles technologies, le virtuel, les écrans. La déconnexion de tout une partie des gens avec la nature me terrorise car elle crée des mutants: des hommes et des femmes dont l’humanité s’efface progressivement. Cette perte de conscience que nous ne sommes qu’un maillon de la chaîne et que nous devons respecter à tout prix cette nature est pour moi le signe que notre civilisation est malade. J’utilise des grands mots mais je vois combien nous nous déshumanisons à force de ne plus entretenir une relation harmonieuse avec la nature. Il semble que de plus en plus de personnes prennent conscience de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons.

–  Et toi que fais tu à ton niveau pour l’environnement ? (actions,décisions,engagements)

Copenhague1Tom Tirabosco : Je te passe le détail des petits gestes qui font partie de mon quotidien depuis bien longtemps, comme le recyclage, la récup, les légumes de saison et locaux, moins de viande, etc…

Pour moi, le geste le plus fort a été d’abandonner la voiture. Je n’en ai plus depuis maintenant deux ans et je réalise que j’arrive à m’en passer. Je redécouvre le train en famille, les vacances de proximité, la lenteur, etc… Et ce qui est génial est que tout cela est source de bonheur.

Je ne vis pas le fait de ne pas pouvoir sauter dans ma bagnole pour aller skier tous les week-end comme une privation. Et puis les ambiances de stations encombrées, où tu attends pour tout et où chacun fait la démonstration de son équipement dernier cri, au secours! Je laisse ça à ceux que ça amuse. Je préfère de plus en plus la marche, la raquette et le ski de fond. Si possible dans le Jura, vu que le réseau ferroviaire permet d’aller dans des coins magiques.

L’autre chose est que je parle de tous ces sujets autour de moi. Cela donne lieu à des discutions passionnantes.

Je suis convaincu que nous devons retourner à plus de modération, plus de raison et plus d’imagination. Notre modèle est vraiment trop débile et on le voit, les gens courent derrière des trucs qui ne les rendent même pas heureux, vu que le système est là pour les rendre éternellement insatisfait.

– Qu’est ce qui te révoltes ?

Tom Tirabosco : Les atteintes à la vie sous toute ses formes.
Le profit à tout prix. L’arrogance de l’argent. Le fait qu’un chef d’entreprise puisse gagner 1000 fois plus que le plus petit employé de sa boîte.

– Une anecdote ?

Tom Tirabosco : Lors d’un reportage en Amazonie péruvienne, sur un affluent du fleuve Amazone, en train de pagayer au milieu de dauphins d’eau douce (que l’on appelle aussi « dauphins roses ») venant souffler à quelques centimètres de nos embarcations de bois et nous faisant sursauter. J’ai vécu là un rêve de gosse. Je ne suis pas un grand aventurier et suis de nature plutôt trouillonne mais de vivre ces quelques jours en pleine forêt, loin de tout confort et de toute civilisation, m’a complètement fasciné.

– Des projets ?

Tom Tirabosco : Dessiner des beaux dessins…

– Une pensée ?

Tom Tirabosco : « You have to be the change you want to see in the world » – Ghandi

– Une envie / un souhait ?

Tom Tirabosco : Plus de beauté, de douceur et de poésie pour tous.

– Quelque chose à nous faire partager ?

Tom Tirabosco : Mon crumble aux pommes mais ça il faudrait venir à la maison!

Plus d’informations sur Tom Tirabosco :

Son site officiel
Son blog (non mis à jour)

Un interview comme cela ne peut laisser indifférent, alors à vos commentaires m’sieurs / dames !

(illustrations Tom Tirabosco, pardi !)

- Quel est ton rapport à la nature / l'environnement ?

j’ai très tôt été sensible à la nature en général. J’ai grandi dans un village de la région genevoise et j’ai eu la chance de passer pas mal de temps à m’ennuyer dans un carré d’herbe.

Plus tard, à l’adolescence, j’ai organisé des camps de vacances WWF où l’observation de la nature était le centre des activités proposées aux participants.
J’ai également fait mes premiers dessins publiés pour le Panda Club. J’adore dessiner les animaux, ils m’ont toujours inspirés. Et aujourd’hui je suis plus le dessinateur des arbres et des montagnes que des bagnoles.
Je suis incapable de dessiner une course poursuite de voiture dans les rues de New York. Par contre des ambiances de forêts tortueuses, j’adore…
Mon rapport à la nature passe par une capacité à m’émerveiller devant ses formes et sa beauté et cette faculté remonte à l’enfance justement. Presque tout est beau dans la nature. Je suis toujours surpris quand certaines personnes ne réussissent pas à vibrer face aux beautés de la nature. Il semble malheureusement que nos contemporains soient plus fascinés par les nouvelles technologies, le virtuel, les écrans. C’est pour ça que je traine mes enfants un maximum dans la nature, afin de planter très tôt cette émotion. La déconnection de tout une partie des gens avec leur environnement naturel me terrorise car elle crée des mutants: des hommes et des femmes dont l’humanité s’efface progressivement. Cette perte de conscience que nous ne sommes qu’un maillon de la chaîne et que nous devons tout à la nature est pour moi le signe d’une civilisation malade. J’utilise des grands mots mais je suis intimement persuadé que nos hauts niveaux de civilisations correspondent aux moments où nous vivions en harmonie avec la nature. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Mais il semble que de plus en plus de personne prennent conscience de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons. La question essentielle aujourd’hui est: réussirons nous à temps à redresser la barre avant qu’il soit trop tard?

2 commentaires

  1. LGV dit :

    Bravo Tom ! La voiture cela parait être un gros morceau de la lâcher. Justement, si c’est difficile, autant le faire maintenant de votre propre volonté que d’attendre que la fin du pétrole le fasse à votre place. Vous économiserez de l’argent (surtout quand le litre passera à 7€), vous ferrez ça à votre rythme sans avoir besoin de reporter la faute ou de rechigner et enfin vous aiderez la planète plus tôt et vous montrerez l’exemple, comme Tom !

  2. Mickaël dit :

    J’avoue y penser, mais ne faire qu’y penser.

    Je n’habite pas en ville, mais j’ai la chance de pouvoir faire du co-voiturage jusqu’à mon lieu de travail.

    Aux beaux jours je vais tenter de venir à l’imprimerie à vélo… ça risque d’être bien sport!

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